« Tu es sur que tu veux fêter le 1er août ? », Alejandro tend à son coloc Felix un prospectus de l'UDC reçu la veille à propos de l'initiative populaire lancée le jour de la fête nationale.
« The five » - c'est le nom de leur coloc – sont remontés. « Que serait la Suisse sans ces multinationales et ses milliardaires du monde entier ? », me demande Alejandro en anglais.
Katy, sa coloc, lui propose une alternative pour le calmer : faire du camping dans le Valais, pour profiter du jour de congé supplémentaire sans entendre parler de fête nationale. Les voilà partis. Et Felix de déchirer en mille morceau le dépliant de l'UDC, où des pieds noirs marchent sur le drapeau suisse.
Mes cinq colocs de la semaine sont architecte, docteur ou thésards ; Allemans, Espagnol, Anglaise ou Américaine. Jeunes actifs de plus ou moins 25 ans, ils ont atterri en Suisse davantage par obligation professionnelle que par choix de vie. Et ont du mal à s’acclimater au tempérament helvète.
Pas sûr donc qu'ils m'accompagnent donc à la fête nationale. J'essaye de motiver les voisins tessinois : « je n'ai été que deux fois en Suisse pour le 1er août et à vrai dire, je ne suis pas très patriotique pour ce genre de chose », me répond Ivano, étudiant en philosophie à Lausanne. Il semble avoir mieux à faire.
Je me risque tout de même à partir sur la place du Censuy, à Renens.
Vidéo musicale : morceau choisi spécial 1er août.







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