(Charlie, pour te dire au revoir, j'ai ajouté au texte un peu de musique. Si tu ouvres une double page tu pourras l'écouter pendant ta lecture)
2-02 No. 2 in B dur Opus 19, II - Adagio
Recherche de l'authenticité
Mon très cher Charlie, nous allons nous séparer. Il est temps que tu redeviennes toi et que je redevienne moi. Retourne dans le cœur des enfants, là où est
ta place. De mon côté, si je te garderai encore longtemps dans ma mémoire, je dois apprendre à vivre sans toi. Sur la route, pendant six semaines, j’ai connu des hauts et des bas. Tu m’as bien aidé, quand dans ma tête, le doute s’est installé. Nous nous sommes bien amusés, aussi, quand la confiance nous a transporté.
C’est fou comme un rien peut tout transformer. « Comprends-tu qu’il faut un rien de trop pour être ? » dit Shakespeare dans le Roi Lear. Ne faudrait-il pas comprendre qu’il suffit aussi d’un rien de moins pour être moins que rien ?
Sans pour autant être tout à fait certain de la véracité d’une vie et de l’authenticité du bonheur, j’ai appris avec toi où chercher quelques vérités. C’est d’abord du côté de l’amitié qu’il m’a semblé trouver une confortable sérénité. Ensuite bien sûr, quand on a connu quelques sentiments d’amour, on ne peut pas nier qu’il y a dans cette relation une extase véritable. Charlie, au bout d’une digue et sur une plage face aux vagues du pacifique, à n’en pas douter j’ai connu la vérité. Merci, déjà tout petit, de me l’avoir insufflé.
Bien à toi et bonne suite.







Commentaires