A Kazanlak, capitale de la Vallée des Roses, la vie tourne au ralenti. Ou plutôt, elle tourne au ralenti par rapport à Istanbul, Athènes, Tirana. En fait, c'est juste une petite ville normale, quelconque, même, au risque de paraître rude. Dans une certaine mesure, cette parcelle de normalité vient à point pour le voyageur épuisé.
Déguster une glace deux saveurs dans un parc trouvé au hasard de la promenade. Lire un menu tout en bulgare, sans une once d'anglais. Le cyrillique donne du fil à retordre, mais quelle douce difficulté! Photographier de manière tout à fait béate des oiseaux affairés à picorer les miettes de pain. Que leur a lancé une mère de la main gauche. De la droite, elle tient la poussette et son bambin. Des scènes tout à fait anodines, mais laborieuses dans d'autres endroits, à force de trafic, de bruit, de vitesse, de chaleur étouffante.
Kazanlak, un brin de calme, mais pas pour trop longtemps, de préférence. La normalité amène son lot de déceptions, son manque cruel de rencontres, source première d'énergie et d'inspiration pour le même voyageur épuisé.







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