Sur Le lac Nicaragua, il faut choisir. Visiter l'île d'Ometepe, l'archipel de Zapatera ou les nombreuses petites îles au sud de Granada. Pour mon dernier jour dans le pays, j'ai pris le parti des petites îles. En réalité, je n'avais guère le temps d'atteindre les autres, situées au grand large, à plusieurs heures de bateau. La ballade en lancha -petit navire de bois - entre ces petits bouts de terre ne m'a pas déçue.
De ces îles, on en compte sur le lac 365! Les tailles varient, mais la plupart ne dépassent pas les 200 mètres carrés. "Elles sont le résultat des éruptions du volcan Mombacho, sur le flanc sud, il y a des milliers d'années", raconte Jorge, le conducteur de la lancha. On observe aussi des roches volcaniques pointant leur nez au milieu du lac, et qui constituent des perchoirs originaux pour les oiseaux.
"Une bonne partie de ces îles sont privées", continue Jorge. "Des millionnaires de tous horizons s'y installent." Américains, Français, Allemands, mais aussi riches citoyens du Costa Rica et du Nicaragua. Des chefs d'entreprise, pour la plupart. Ils y construisent des demeures resplendissantes, des vrais petits coins de paradis. "Certains retraités vivent sur leur île toute l'année, à l'écart de la civilisation."
Après un festin sur une île munie d'un restaurant, nous voilà en route vers une autre qui abrite des singes: "la isla de los monos". En lançant des arrêtes de poisson sur la plage, le reste de notre dîner, nous apercevons bientôt des silouhettes humanoïdes sortir de leur cachette et courrir au devant de la lancha. L'un des singes saute même d'un arbre sur le bateau, et s'assied à côté de nous. "C'est Josephina. Le seul singe que tu peux toucher ici. Les autres sont trop agressifs." En effet, ils sont en train de se disputer nos restes de poisson de manière très énergique. Josephina saute hors du bateau et retourne vagabonder sur son île. Moi, je retourne à Granada, des images pleins la tête.







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