Vingt minutes de marche depuis la place Djemaa El-Fna, soit presque une heure depuis mon hôtel. On traverse les ruelles bondées du souk, faisant attention aux très nombreux scooters et autres mobylettes, qui ne semblent pas se soucier le moins du monde des piétons. On s’enfonce de plus en plus dans la Médina, jusqu’à arriver aux habitations de la vieille ville, autrement plus pauvres et délabrées que le quartier de la Ville Nouvelle, qui loge mon hôtel que je vois désormais comme un hôtel de luxe.
Quelque coins de rues et ruelles plus tard, sous un soleil qui tape beaucoup plus que les jours précédants, on arrive dans un cul de sac, où une grille petite, mais imposante, bloque ce qui ressemble à un trou noir et profond. « C’est ma maison, c’est ici que j’habite » me dit Younès. Quand il a appris que je n’avais jamais mangé de couscous, il n’en a pas cru ses oreilles. « Viens manger chez moi, ma mère te fera le meilleur couscous de Marrakech ! » J’ai accepté.
Un escalier sombre, un couloir à l’air libre où est situé le frigo et le passage devant un cagibi qui, je l’apprendrai plus tard, est la cuisine, m’amènent dans une grande pièce sombre où règnent fraîcheur et relaxation. Tapissée, la pièce est composée d’une toute petite table basse, de grands tapis et de coussins. Dans le fond, un meuble imposant et une toute petite télévision où passe ce qui semble être le Top Model marocain, à moitié en arabe, à moitié en français ! Vraiment drôle !
Après avoir tâté le terrain, les deux petits frères de Younès, un et quatre ans, m’apprivoisent tout de suite et me font jouer avec eux. Puis, c’est l’heure de manger. On est rejoint par le très sympathique oncle de Younès, Thami. Une assiette imposante est posée sur la table basse. Le voilà enfin, ce fameux couscous ! Younès avait raison. Il est effectivement délicieux. Même si je n’ai pas de quoi comparer… « ta mère et ta sœur ne mange pas avec nous ? – Elles ont déjà mangé. » curieux.
Après le repas, la charmante sœur de Younès, qui n’ose pas me regarder dans les yeux, nous permet de nous laver les mains dans une petite bassine d’eau. Puis, heure détente. La famille discute. « Désolé, ils ne savent pas parler français, ni anglais ». Ce n’est pas grave Younès, ça ne leur a pas empêché d’être extrêmement sympathique avec un inconnu !







j'ai vraiment l'impression de vivre ce que je lis, j'espere qu'un jour j'aurai aussi l'occasion de partir voyager comme sa :)
Rédigé par: Gianni | vendredi 10 juillet 2009 à 00h19
mais bien sûr que tu l'auras, l'occasion! En attendant, faudra que tu profite bien de tes vacances au bord de la mer!!
Rédigé par: Antonino | samedi 11 juillet 2009 à 23h28