Derrière son excellente humeur, Moustafa, comme la plupart des vendeurs de Marrakech, vit pleinement la crise financière. Oh, non, pas encore cette crise… Et pourtant. Vivant exclusivement grâce aux touristes, sans eux, il a beaucoup de mal. Car malgré la haute saison, Marrakech n’accueille pas beaucoup de touristes cette année.
Moustafa tient une petite échoppe
d’environ dix mètres carré dans le hall d’entrée d’un hôtel du Guéliz, la Ville
Nouvelle. Une autre est tenue par ses deux filles, au centre de Marrakech. « Avec
du travail, payer 2000 dirhams de loyer (environ
280.- francs suisses), 3000 pour la location de mon échoppe (environ 420.- francs suisses), plus les
études de mes enfants et la nourriture, ne pose pas de problèmes. Mais sans
touristes, c’est très difficile. Cela fait quatre mois que je ne peux plus
payer le loyer de l’échoppe. J’ai même eu des soucis avec le directeur de
l’hôtel. Je ne sais pas si je pourrai rester ici. Pourtant, même ma femme
travaille. Enfin, ça ira mieux. Inch’Allah (Si
Dieu le veut). »
Malgré ces temps difficiles, rien ne semble altérer son excellente humeur (ne vous fiez pas à la photo, elle ne lui rend pas du tout justice…) L’art de marchander, il l’a toujours dans le sang. Il a même tenter de me vendre, avec un magazine, un autre, vieux de trois ans… Il a vraiment cru avoir à faire à un débutant en marchandage ! « Viens voir, viens voir. J’ai quelque chose pour toi. Un dictionnaire français – arabe. 150 dirhams, pas cher, pas cher… »







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