On est parti. Par les sillons du lac et les aires d'autoroute, on est arrivé dans une ville, qui nous a d'abord reçu d'une belle soirée d'été en terrasse, au bord d'un parvis. Puis tout a commencé, vraiment, et l'on s'est retrouvé le dimanche au bien nommé marché du Midi, à boire un thé à la menthe comme à Marrakech tandis qu'on entendait, allez messieurs dames, trois ananas pour deux euros; l'on a questionné des jeunes et des moins jeunes sur leur identité, l'on a vu que dans ce pays on dit « communauté française », sans devoir inventer le mot « romand », sans complexes peut-être? On a écouté cette langue qui est la nôtre et qu'on a eu l'impression de redécouvrir; on a lu des phrases sur les murs, joui de la belle vie locale dans la mousse d'une Faro, fait la file à la baraque à frites. On n'a pas interviewé des politiciens trop occupés à « négocier » de nouveaux gouvernements; on a quand même bu un thé au parlement flamand; on a eu de nouveaux amis pour quelques jours, on a flâné dans les rues et aimé l'atmosphère, et l'on s'est retrouvé au matin à l'entrée de l'eurotunnel, l'on s'est retrouvé le soir à l'auberge de jeunesse de Liverpool à se régaler d'un curry après douze heures collé à la vitre d'un bus... en passant.







A Liverpool, as-tu eu le temps de faire un petit pélerinage "Beatles": la caverne ou le musée ?
Rédigé par: Claude | dimanche 12 juillet 2009 à 20h19
Non, mais j'aurai sans doute le temps au retour, samedi qui vient!
Rédigé par: Matthieu Ruf | dimanche 12 juillet 2009 à 22h57