A la sortie de Barcellona, se trouve le Musée ethno-historique Nello Cassata, niché en retrait dans un oasis de verdure. Crée en 1995, il regroupe près de 20'000 objets qui reproduisent tous les anciens métiers et traditions que connaissait la Sicile de 1850 à 1940 environ. On y retrouve de vieilles machines à écrire (de vrais petits bijoux d'une valeur inestimable), les outils du forgeron, un pressoir énorme pour les olives et un autre pour le raisin, des jarres de terre cuite, les fourches et autres ustensiles agricoles, la mallette d'un médecin, les moules à pâtisserie, la panoplie du coiffeur et du couturier, des livres, des articles de presse et des lettres dont certaines remontent au début du 17ème siècle, des appareils photo, un tricycle d'époque, des carrosses traditionnels siciliens, des marmites, des montres, enfin tout ce qui constituait le monde professionnel du passé. Ces objets ont tous été récupérés, achetés ou donnés, puis collectionnés au fil des ans par Nello Cassata, un natif des lieux passionné par ce patrimoine. Aujourd'hui décédé, c'est son fils qui a repris la gestion de ses biens et a ouvert ce musée, tenu maintenant par un conseil d'administration privé et bénéficiant d'un financement partiel de la Surintendance des bien culturels de Sicile. «Chacun des objets, du plus gros des pressoirs jusqu'au mécanisme minuscule des montres, est catalogué et répertorié. Tous ont été restaurés et fonctionnent parfaitement. C'est notre condition sine qua non» m'explique Santo Lombardo, président du musée. Tout est par ailleurs disposé selon un arrangement particulier et réaliste, destiné à respecter l'environnement des artisants d'antant. Le coin du cordonnier est ainsi fait de façon à reproduire les conditions dans lesquelles celui-ci travaillait.
Une trentaine d'employés sont actuellement actifs dans ce que M. Lombardo qualifie de «plus important musée d'Italie, en nombre et en qualité de pièces exposées, sur les métiers du passé». L'équipe restaure elle-même tout le catalogue d'images et de journaux, alors que le reste est confié à des spécialistes. En 1996, un énorme jukebox du siècle passé, fonctionnant sur le principe des boîtes à musiq ues, a été restauré et fonctionne encore aujourd'hui. Un tour de manivelle, une pièce de 500 lires, on enfonce un bouton et la musique démarre. Je ne suis pas un fan de ces machines, mais là, il faut admettre que c'est impressionnant. Le mécanisme est visible et l'on peut observer les baguettes venant frapper les cordes de l'appareil comme les doigts d'un pianiste génial sur ses touches. Je n'imagine même pas le travail pour accorder une bête du genre... Enfin, chose plutôt cocasse, dans une autre pièce est accrochée une notable ceinture de chasteté, propre à décourager le plus vaillant de tous les Roméo. La littérature en a tellement parlé, mais de voir ça en vrai, aie aie aie, les temps étaient durs Mesdames (et Messieurs!!).









salut Cruiser du grand sud
Pas mal quand meme, un boulot ou l'idee est de bourlinguer de tous côtés... j'aurais été tenté d'appeler ca des vacances, mais je vois que y'a quand meme tout un boulot derrière (logistique, lyrisme, interviews, choper une connexion internet au milieu de Barcelllllona,...)! Mais franc succès en tout cas!
Mais, dès nos retours respectifs, allé, beng, on monte une agence de voyage, style: "barouder sans efforts"...
Bonne suite
Rédigé par : Fred | mercredi 30 juillet 2008 à 12h53
J'en connais un qui serait heureux de faire un tour dans ce musée. En plus, il pourrait y apporter des fers à repasser, des jarres, des outils inimaginables et surtout un "studio de cinéma" de 1855. A+ el baroudor.
Rédigé par : Fab | jeudi 31 juillet 2008 à 07h40