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Rédigé par Deborah Sohlbank le jeudi 31 juillet 2008 à 23h24 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Mardi, j'ai contacté le port de Hamburg pour savoir s'il y avait un moyen de pénétrer les coulisses de ce monde fascinant et ramener des images "exclusives". On me répond que ça tombe bien, jeudi doit avoir lieu la conférence de presse bi-anuelle, au sein du port, justement. Et il y aura des personnes importantes. Très bien, leur dis-je, mais est-ce qu'il y aussi un peu d'action? C'est surtout ce dont j'ai envie.
- Oui, la conférence durera une petite heure et après on vous fera voir plein de choses.
Séduite par ces belles promesses et une fois quelques formalités réglées, rendez-vous sur les quais jeudi à 10 heures. J'ai emmené avec moi ma nouvelle copine Anemarie , que j'avais rencontré à Köln quelques semaines auparavant et qui se trouve à Hambourg en ce moment.
Dans le bateau qui emmène tous les journalistes, un petit air de course d'école.
Nous arrivons à quai, dans un endroit que nous aurions aussi pu atteindre sans bateau, puisqu'ici il a une station de S-Bahn et des voitures. Chaque conférence estivale se tient dans un endroit différent du port. Aujourd'hui, nous sommes à la "GHB" - une sorte d'agence de placement de personnel propre au port et à ses métiers. Nous pénétrons une grande salle. 80 journalistes sont présents.
Conditions d'accueil optimales: sourires, poignées de main. Sur chaque place: dossier de presse, papeterie "Port of Hamburg", bonbons avec motif de petites ancres marines, clef usb argentée, café, pot de lait, sucre et diverses boissons fraîches à disposition. Entrent les conférenciers, dont l'invité spécial "Herr Senator Axel Gedaschko" que l'on remercie maintes fois pour sa présence. Le dossier de presse est rempli de graphiques et chiffres abstraits. J'ai l'impression d'être un imposteur.
Cherchez l'intrus
La conférence dure deux heures, et ils disent des mots vraiment difficiles, genre "Fahrrinnenvertiefung". J'ai bu des cafés, du jus de pomme, mangé des bonbons. La conférence terminée, le responsable marketing Herr Doktor Jürgen Sorgenfrei (j'en peux plus de son nom qui veut dire "libre de tout souci"), ouvre la cérémonie des questions. Monsieur le Sénateur déjoue les questions trop directes à coup de métaphores et anecdotes plaisantes. Joli match, les journalistes ne sont pas dupes. Vient le moment des questions individuelles.
Comme apparemment les organisateur de la conférence tenaient vraiment à ce que les journalistes se sentent comme à la maison, un repas de midi sous forme de buffet était offert à toute la délégation. J'ai choisi un sandwich "fromage-fleurs séchées", n'osant tenter le "salami-fraises". Des tas de petites raffineries étaient aussi à disposition.
Nous parvenons finalement à trouver un responsable, décidant qu'il est temps de passer à l'action. Ah, c'est vous qui venez pour "Die Hebdo"? Venez, suivez-moi! Le monsieur déplie une carte du port et nous indique où nous sommes. Je pense que le mieux pour vous est de prendre le bus qui vous ramènera de l'autre côté de la rive pour ensuite monter à bord d'un de ces bateaux qui propose des tours sur l'Elbe. Vous aurez une belle vue sur le port et vous pourrez faire de belles images. Je faillis m'étrangler avec un bout d'asperge enroulée dans sa fine tranche de lard. Anemarie vient à mon secours: N'auriez-vous pas quelque chose de moins classique à nous proposer?
- Non, désolé, le reste est trop compliqué d'accès, parce que dangereux. Ils faut faire une demande en tout cas un mois à l'avance pour cela.
Echec. Bredouilles, nous décidons de reprendre le bus. Une voix dans un micro annonce qu'il partira au 30. Il est 28. Tu penses qu'on arrive encore à s'enfiler un petit dessert? me demande Anemarie. On rigole, on fait l'impasse sur la coupe de fruits vanillée, on rate quand même le bus.
Un peu plus tard, nous montons à bord d'un bateau qui fait partie du service des transports publics et nous nous baladons sur l'Elbe, cheveux au vent.
Bon, je fais la maligne, mais on a quand même appris des choses intéressantes sur le port pendant cet exposé. Je vous ferai un petit post à ce sujet.
Mais heureusement que Anemarie était là. Ce que j'aime bien avec cette fille, c'est qu'elle est pleine de surprises: elle ne fait pas ses 30 ans, elle sort avec un syrien quand pas mal plus âgé qu'elle, elle étudie la "Scandinavistik" mais avant elle a fait un apprentissage de charpentier et elle conduit une Honda 650.
Rédigé par Deborah Sohlbank le jeudi 31 juillet 2008 à 23h07 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Eté = période de l’année durant laquelle les jours se rallongent, la température s’élève nettement et le soleil brille fréquemment. Attention, cette définition n’est malheureusement pas valable pour tous les pays. En Irlande du Nord, par exemple, l’été est plutôt synonyme de températures (douces) d’environ 15-22°, de nuages très fréquents et de pluies presque continues. Du coup, les pauvres Irlandais ne savent pas trop comment se vêtir. Il y a ceux qui sont tentés d’adopter le style tongs+short+t-shirt, et il y a les autres qui gardent le manteau et les bottes toute l’année. Lorsque l’on se balade en ville c’est d’ailleurs très sympathique d’observer des styles des plus divers.
Dans les magasins c’est pareil. Il y en a pour tous les goûts : les frileux comme les courageux. Des tongs aux bottes en passant par les sandalettes et les baskets. Cela surprend tout de même de voir des bottes fourrées en plein mois de juillet dans les rayons.
Rédigé par Audrey Farine le jeudi 31 juillet 2008 à 20h40 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Hier, j'ai pédalé à travers la ville. En passant dans un parc, j'aperçois des joueurs d'échec. Comme j'aime regarder les gens qui jouent, je me suis arrêtée pour les photographier. Ils avaient l'air tellement paisibles sous ces arbres. Un homme vient vers moi et me dit qu'ici, personne ne veut se faire photographier. Ce sont tous des clandestins. Beaucoup sont recherchés dans leur pays. Vous ne pouvez pas faire d'images. Lui-même vient du Nicaragua. Mais personne n'a besoin de savoir comment je m'appelle. Hambourg est une bonne ville, ils aiment la révolution ici, dit-il en levant le poing. Chaque jours, ces hommes se retrouvent pour disputer des parties d'échec. Ils sont sous une sorte de pergola. L'espace est divisé en deux: un damier géant d'un côté, plusieurs tables en bois avec un petit jeu. Deux joueurs à chaque table, de nombreux spectateurs, silencieux. Mon interlocuteur me demande ce que j'ai étudié. L'ethnologie? Est-ce que tu sais que ce tu vois, n'est pas la même que ce que je vois?
Rédigé par Deborah Sohlbank le jeudi 31 juillet 2008 à 20h35 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Deuxième expédition, le nord-est de l’Irlande du Nord. Connue également sous le nom de Derry ou de « Ville fortifiée », Londonderry est la deuxième ville la plus importante du pays. Le centre ville est entouré de remparts construits il y a quatre cents ans afin de protéger la nouvelle ville colonisée par l’Angleterre face aux attaques irlandaise. Avec une circonférence de 1,6 km, de 8 mètres de hauteur et atteignant une largeur de 9 mètres aux endroits les plus larges, les fortifications entouraient toute la ville de l’époque. Aujourd’hui, la ville s’est étendue bien au-delà des remparts.
Le Bloody Sunday (dimanche sanglant) a eu lieu justement à Derry. En 1972, quatorze manifestants pacifiques ont été tués par des tirs de l'armée britannique. L’événement s’était produit durant une des marches organisée par l’Association des Droits Civiques d’Irlande du Nord. Fondé en 1966, ce mouvement regroupe les divers comités et associations demandant l’égalité pour tous les citoyens nord-irlandais ainsi que la fin des pratiques discriminatoires des pouvoirs locaux envers les catholiques au niveau politique, social et économique.
Rédigé par Audrey Farine le jeudi 31 juillet 2008 à 20h10 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé par Sophie Simon le jeudi 31 juillet 2008 à 19h48 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Pays neutre comme la Suisse, l’Irlande a cependant contribué à la deuxième Guerre Mondiale. Plus de 43'000 hommes ont servi pour les forces armées britanniques et 10'000 hommes et femmes ont travaillé dans les manufactures de munitions. En effet, L’Irlande du Nord étant un centre de production important de munitions, il était inévitable pour le pays d’être envahi et attaqué. Près de 5’000 homme d’Irlande du Nord ont perdu la vie, et tout autant pour la République d’Irlande. Le pays a été attaqué en 1941 et Belfast qui n’était pas préparée à cela, a été largement détruite. Depuis la fin de la guerre, une exposition permanente en mémoire aux victimes a été mise en place. Robert Pritchard a lui-même vécu la guerre sur le front. Âgé de 85 ans, il travaille depuis la fin de la guerre pour cette exposition. « Il fallait bien trouver un travail en rentrant de la guerre pour nourrir ma famille. Cette opportunité s’est présentée à moi, je n’ai pas pu refuser », raconte-t-il. Mais il ajoute : « C’est vrai que ce n’est pas toujours évident d’être confronté à ces souvenirs tous les jours ».
Rédigé par Audrey Farine le jeudi 31 juillet 2008 à 13h19 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
« Mon appareil c’est mon œil »
Indissociable de sa vie, la photographie, et le goût du voyage conduisent Olivier Aeby à parcourir le monde à la recherche de « Mon Vrai ». Portrait d’un suisse expatrié.
D’origine suisse, mais établi à Bruxelles depuis quelques années, ce photographe de renommée internationale expose aux Halles Saint-Géry cet été à Bruxelles.
Senèdes, son enfance. Né dans un petit village fribourgeois de moins de 300 habitants en 1970, Olivier Aeby est tombé dans le monde de la photographie dès son plus jeune âge. « Fils de photographe, j’ai le souvenir de toujours avoir eu un appareil dans les mains. Les appareils d’antan avaient une odeur et un bruit particuliers. La photographie a pris une place essentielle dans ma vie très jeune déjà », explique-t-il. Sa carrière académique, il l’a effectuée à l’université de Fribourg en journalisme et communication sociale. Durant sa formation, jeune et volontaire, il travaille déjà sur divers mandats ou pour le musée suisse du vitrail. L’écriture le taquine aussi, mais il garde cette activité comme passe-temps. C’est l’image qui l’obsède. La fin des études approche et son envie de « bouffer le monde » s’amplifie. Il obtient une première opportunité de travail à Singapour en marketing. Pas tout à fait son domaine, mais tant pis. Il saisit l’occasion et s’en va. « Je ne renie absolument pas mes origines, au contraire, je suis et reviens très volontiers en Suisse. Mais à l’époque, j’avais besoin de couper les liens avec mon pays, car je sentais le besoin de redécouvrir mes origines loin d’elles. »
Voyage initiatique à Singapour. Sa carrière artistique publique débute réellement lors d’une exposition à la Bourse d’Hong-Kong au début des années 2000. L’artiste reste quatre ans en Asie. Un peu partout, il parcourt le continent à la recherche de l’autre. Humaniste curieux, Olivier déclare : « Par mes rencontres avec d’autres communautés, j’ai découvert mon fil-conducteur. Je cherche à fixer le ressenti intemporel des scènes que je perçois. Faire ressortir des valeurs traditionnelles par les « filtres » développés lors de notre éducation, notre environnement et nos expériences. J’essaie de retransmettre le vécu des personnes que je photographie. Leurs dissemblances ethniques, culturelles, religieuses, leur milieu de vie ». Une forte personnalité mais également une âme sensible, Olivier Aeby trouve son inspiration grâce à l’échange avec l’autre. « C’est ma personnalité, ma sensibilité et mes filtres qui me polarisent. Je travaille lentement, j’ai d’abord besoin de comprendre, de ressentir ce que je vais réaliser. Ce qui m’intéresse derrière n’importe quel projet, c’est l’humain. L’objet n’est rien sans l’homme », affirme l’humble artiste.
Bruxelles et les Halles Saint-Géry. A l’occasion de l’été de la photographie, deux autres photographes suisses exposent aux côtés d’Olivier Aeby. Abritant le marché jusqu’en 1977, les Halles Saint-Géry accueille aujourd’hui des expositions temporaires. « Regards croisés, à la quête du langage universel » présente une trentaine de ses photos seulement, mais qui ont été prises un peu partout : Laos, Cambodge, Birmanie, Suède, Irlande, Chine, etc. La maison d’Olivier Aeby c’est ici à Bruxelles depuis quelques années maintenant. « Mais chez moi c’est un peu partout. J’aime retourner en Suisse, j’ai aussi une galerie permanente à Singapour. J’apprécie beaucoup Bruxelles, c’est un endroit très particulier. La ville dégage un bon-vivre, elle ne se livre pas immédiatement. Il faut rentrer et chercher. Bruxelles a su rester vraie, elle a beaucoup de cachet. Les Bruxellois sont des gens simples, très accueillants et ouverts. C’est une ville multiculturelle, toujours en mouvement. Je me sens bien ici, mais j’ai toujours quatre grosses valises au-dessus de mon armoire au cas où», ajoute-t-il. La tête pleine d’idées, le cœur remplit de projets, Olivier Aeby ne compte pas s’arrêter là. «Prochainement une exposition au Luxembourg, mais ensuite je vais poursuivre la quête de « Mon moi ». Au Moyen-Orient, Belgrade, Beyrouth ou encore Dubaï. La liste est longue et l’envie ne manque pas. C’est plus que ma passion, c’est ma vie».
Rédigé par Audrey Farine le jeudi 31 juillet 2008 à 10h37 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Pour voir la vidéo cliquez ici. Je n'avais pas eu le temps de voir celle de Monaco alors je me suis dit qu'il ne fallait pas rater celle de Saint-Marin. Honnêtement je n'ai pas trouvé ça extraordinaire. On ne l'entend pas sur la vidéo mais le restaurant d'à côté passait du Carla Bruni en boucle, le contraste était frappant.
Rédigé par Sophie Simon le jeudi 31 juillet 2008 à 08h59 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Voici le siège des institutions de Saint-Marin, signé Azzurri. Attention ce n'est pas la résidence des Capitaines-Régents, même si aujourd'hui, leur voiture de fonction stationne devant l'entrée
Observez la « salle du grand conseil général », avec Saint-Marin en toile de fond:
Saint-Marin n'est pas un Etat laïc. Le jour de leur investiture(le 1er avril et le 1er octobre), les Capitaines-Régents vont prêter serment devant la statue de Saint-Marin dans la basilique.
Rédigé par Sophie Simon le jeudi 31 juillet 2008 à 08h53 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)






